Sentier des valeurs de l'Europe

À debattre

Invitation à la discussion

Est-il bon que des partis puissent être élus au Parlement européen alors qu’ils réclament ouvertement dans leur programme électoral la suppression de ce même Parlement ? Ou faudrait-il également, lors des élections au Parlement européen, exiger des partis qu’ils s’engagent en faveur d’un « ordre européen libéral et démocratique » pour pouvoir se présenter aux élections ?

« La démocratie est, comme tout le monde le sait, le meilleur système politique, car on peut l’insulter en toute impunité. » (Citation d’Ephraim Kishon, satiriste israélien). Peut-on adhérer sans réserve à cette affirmation ?

« L’État libéral et laïc repose sur des conditions qu’il ne peut garantir lui-même. C’est le grand risque qu’il a pris au nom de la liberté. » (Ernst-Wolfgang Böckenförde, 1967). Quel type de restrictions (volontaires) de la liberté sont nécessaires pour que l’État libéral puisse exister ? Et peut-on exiger cela des citoyen(ne)s ?

 

L’exemple de la Pologne

En Pologne, le parti national-conservateur Droit et Justice (PiS) a gouverné de 2023 à 2025. Les dirigeants de ce parti ont tenté de diverses manières de réformer le système judiciaire du pays selon leurs idées. Stations selon Maximilian Steinbeis, Die verwundbare Demokratie (La démocratie vulnérable) (2024), p. 27-39 :

> Nomination de partisans du gouvernement à la Cour constitutionnelle polonaise

> Dénonciations de juges constitutionnels libéraux-démocrates

> Retards de procédure par la collusion entre le président de la République et la Cour constitutionnelle

> Réorganisation de l’élection des juges dans l’intérêt du gouvernement non libéral

> Mise à la retraite forcée de juges

> Procédures disciplinaires à l’encontre des juges

> Menaces à l’encontre des juges qui ont soumis des affaires à la CJUE