Sentier des valeurs de l'Europe

Table des habitués et politique

La vie démocratique ne se déroule pas uniquement dans les parlements, les commissions ou les couloirs du Bundestag, ni lors des apparitions des politicien(ne)s pendant les campagnes électorales. La table des habitués a toujours été et reste un lieu privilégié du discours démocratique, tant dans ses variantes favorisant l’ouverture que dans celles renforçant les préjugés.

Définition (selon l’Agence fédérale pour l’éducation politique):

Le terme « Stammtisch » (la table des habitués) existe depuis la fin du XVIIIe siècle. À l’époque, les citoyen(ne)s se réunissaient régulièrement dans des auberges, des bars à vin et des cafés pour passer un moment convivial. Outre les rencontres conviviales autour d’un verre, de jeux de cartes ou de société, les tables des habitués donnaient souvent lieu à des discussions politiques et philosophiques. Celles-ci étaient très appréciées, car chacun pouvait y exprimer clairement, et parfois avec virulence, son opinion sur la situation politique et le gouvernement.

 

Problème des « slogans de table d’habitués » :

Que sont les slogans de table d’habitués ? Ils se caractérisent par leur simplicité, leur grossièreté, leur généralisation et leur caractère généralement négatif. Ils expriment des préjugés et sont toujours dirigés contre « les autres » et « l’inconnu ». Les prétendus « autres » sont ainsi dévalorisés et condamnés. Dans le même temps, la construction de « l’autre » sert à valoriser « le nôtre » ou « le nous ».

 

Vour pourriez mieux vous affirmer dans les discussions de table d’habitués de toutes sortes si vous suivez les régles ci-dessous:

> Poser des question: cela permet souvent de mettre en évidence un manque de connaissance.

> Montrer ses connaissances de fond: apporter des faits dans la conversation.

> Utiliser l’ironie: couper l’herbe sous les pied aux déclarations absurdes

> Souligner les contradictions: les déclarations désobligeantes contiennent souvent des contradictions.

> Dissoudre le “Eux”: dénoncer les idées recues et les généralisations.

> Faire appel aux émotions: amener les interlocuteurs émotifs à plus d’objectivité.

> Envoyer des message à la première personne: montrer son indignation face à des déclarations non objectives.

> Propres expérience: réfuter les affirmations générales.

> Rechercher du soutien: intégrer d’autres perspectives